15% : de sections d’inspection du travail en moins

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a indiqué que « d’ici 2022, la section comptera un agent de contrôle pour 10 000 salariés ». Soit 15 % de moins qu’aujourd’hui.

Par Rédaction NVO
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Publié le 1 mars 2019
15% : de sections d’inspection du travail en moins
À l’occasion d’une réunion avec les directrices et directeurs régionaux de son ministère, le 31 janvier et le 1er février 2019, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a indiqué que « d’ici 2022, la section comptera un agent de contrôle pour 10 000 salariés ». Soit 15 % de moins qu’aujourd’hui. De même, elle a prévu une diminution du nombre d’assistants de contrôle, chargés en particulier de l’accueil du public.
Pourtant, souligne la CGT travail emploi formation professionnelle « En 2006 le plan de modernisation et de développement de l’inspection du travail prévoyait notamment la création de plusieurs centaines de postes pour atteindre le ratio d’un agent de contrôle pour 8 000 salariés et ramener la France au niveau des standards européens en matière d’inspection du travail. » Et de dénoncer : « Le président Macron et son gouvernement se proposent donc de ramener l’inspection du travail quinze ans en arrière. ». Les missions de l’Inspection du travail déjà bien difficiles faute d’effectifs suffisants sont-elles vouées par le gouvernement à se réduire comme peau de chagrin ? « L’inspection du travail, déjà exsangue, n’aurait tout simplement plus les moyens d’accueillir, de renseigner, de traiter les plaintes des salariés et de leurs représentants, ce qui constitue pourtant sa mission première », rappelle le syndicat qui invite les agents à la grève le 19 mars.
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