1500 postes d’internes en moins à la rentrée
Les hôpitaux publics vont devoir tourner avec moins d’étudiants en médecine, devenus des rouages essentiels d’un système de soins à bout de souffle. Le gouvernement démissionnaire envisage de recruter des médecins à l’étranger, alors qu'il n'a pas réussi à sécuriser la situation des Padhue.
Publié le 22 août 2024
Les hôpitaux publics vont devoir tourner avec moins d’étudiants en médecine, rouages essentiels d’un système de soins à bout de souffle. Le gouvernement démissionnaire envisage de recruter des médecins à l’étranger, alors qu’il n’a pas réussi à sécuriser la situation des Padhue.
C’est en quelque sorte la cerise sur le gâteau. Contraints de soigner en mode dégradé de manière quasi habituelle maintenant, les hôpitaux publics vont devoir tourner avec moins d’internes à partir de cet automne. Pour la rentrée 2024-2025, seuls 7 974 postes sont ouverts, contre 9 484 en 2023, soit 1510 postes en moins. Or, ces étudiants en sixième année de médecine, qui exercent à plein temps sous la responsabilité d’un médecin senior, sont devenus les rouages essentiels d’un système hospitalier à bout de souffle. Selon plusieurs sources, ils représentent 40 % des effectifs médicaux. « 80% des ordonnances sont signées par des internes. Ils assurent une majeure partie du soin, constate Bastien Bailleul, président de l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-Img). 1500 postes d’internes en moins aujourd’hui, c’est 17% de médecins généralistes en moins dans quatre ans. » En cause, plusieurs réformes des études de médecine ont stressé les carabins qui ont préféré redoubler leur cinquième année pour se donner plus de chances de réussir le concours en sixième année, qui détermine leur choix de spécialité et leur ville. Autrement dit, leur avenir. Les postes proposés pour l’internat ont été diminués en conséquence. Avec des effets différents selon les spécialités. A titre d’exemple, les postes de chirurgie plastique et reconstructrice ont été diminués de moitié ; ceux en ophtalmologie, médecine générale, médecine d’urgence ont aussi diminué ; la chirurgie pédiatrique a été préservée.
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