39 % : des cadres sont des femmes

À l’autre bout des grilles de classification, chez les ingénieures, cadres et techniciennes, l’accès aux postes de décision est toujours limité par le désormais fameux « plafond de verre ».

Par Rédaction NVO
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Publié le 8 mars 2018, modifié le 16 avril 2026
NVO – La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT, actualité sociale et juridique
À l’autre bout des grilles de classification, chez les ingénieures, cadres et techniciennes, l’accès aux postes de décision est toujours limité par le désormais fameux « plafond de verre », barrière informelle qui bride leur carrière alors même qu’elles sont globalement plus diplômées que les hommes.
Ainsi, en dépit de quelques progrès liés aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, seulement 39 % des cadres sont des femmes. C’est contre ce plafond de verre que se sont par exemple mobilisées les femmes journalistes du quotidien Les Échos en 2013. L’arrivée d’un nouveau directeur de la rédaction et la promotion de deux hommes – alors que l’équipe de direction en comptait douze, et zéro femme – ont fait remonter en interne les « frustrations » des femmes journalistes, victimes d’évolutions de carrière plus lentes. Soutenue notamment par le SNJ-CGT, une journée de grève des signatures a été lancée et l’affaire a connu un certain retentissement médiatique, au point d’obliger le PDG des Échos, Francis Morel, à prendre le mouvement « très au sérieux ». Et à reconnaître que « le constat fait par les femmes des Échos est objectivement juste ». Une négociation s’est engagée, un audit a été conduit, deux femmes ont été promues à la rédaction en chef en septembre 2013 et, en juin 2014, un « plan d’action » a été mis en place. Ainsi, par exemple, lors des choix en matière d’augmentations et de primes, on vérifie désormais qu’il y a une égalité entre femmes et hommes.
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