832 salariés de Goodyear Amiens réclament justice

Le 28 janvier 2020 se tenait un nouvel épisode du procès de Goodyear. Il y a six ans, la fermeture de l’usine avec ses 1143 licenciements provoquait un cataclysme dont le bassin d’emplois ne s’est jamais remis.

Par Régis Frutier
Par Régis Frutier
Publié le 31 janvier 2020
NVO, la Nouvelle Vie Ouvrière, le journal de l’actualité sociale, syndicale et juridique des militants de la CGT
Prise de parole des Goodyear avant le début du procès aux Prud'hommes à Amiens. 832 travailleurs contestent les motifs économiques de leur licenciement devant la justice.. François Lo Presti/AFP
Le 28 janvier 2020 se tenait un nouvel épisode du procès de Goodyear. Il y a six ans, la fermeture de l’usine avec ses 1143 licenciements provoquait un cataclysme dont le bassin d’emplois ne s’est jamais remis.
Malgré une répression patronale inouïe, 832 salariés licenciés poursuivent toujours la lutte pour démonter l’absence de motif économique à leur licenciement. Ils réclament entre deux et quatre ans de salaires de dédommagement. Pour ce procès hors norme, la grande salle du Mégacité d’Amiens (Somme) a pour la seconde fois accueilli l’audience du Tribunal des prud’hommes. Un millier de personnes avaient fait le déplacement. Une fois encore, les salariés et leur avocat Maître Fiodor Rilov ont répété que le groupe Goodyear réalisait 2,5 milliards de profit au moment de la fermeture. La justice, qui est décidément bien longue à trancher, devrait rendre sa décision le 28 mai 2020.
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