Quatrième et dernier volet de notre série estivale consacrée aux métiers des festivals : les gens des radios locales qui tendent leur micro aux artistes. Nous avons suivi une matinale de France Bleu Vaucluse en plein cœur du festival d’Avignon.
Dimanche 13 juillet, 7 h 39. Denise, pétillante à cette heure – « notre maman », confie la journaliste Anne Domece –, nous offre des galettes Saint-Michel à tremper dans le café. Au standard de France Bleu Vaucluse depuis vingt ans, elle répond aux auditeurs, les sélectionne pour l’antenne et les accueille pour leur remettre les cadeaux gagnés dans des locaux somptueux, rue de la République à Avignon. « Aujourd’hui, on n’a plus le droit d’avoir faim, ni d’avoir froid… » Tandis que la « chanson des Enfoirés » des Restos du cœur passe à l’antenne, à l’étage, Anne – la star des matinales – peaufine son prochain journal.
Sur son grand écran d’ordinateur, il y a les sons d’un côté, les dépêches d’agence et ses micros de l’autre. Ce matin, le « chaud », c’est Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon, qui s’est exprimé, la voix tremblante, sur les menaces qui pèsent sur l’événement. La veille, la manifestation fut bruyante, chantante, coléreuse. Côté son, y a donc de quoi faire. C’est l’heure de redescendre dans le studio pour le journal de 8 heures.
La lumière rouge s’éteint et David Lee Roth entonne son délicieux « I’m just a gigolo » (*). Il est 10 h 17, Tatie sort du studio et suit les appels que Denise réceptionne.
Les premiers auditeurs gagneront les invitations pour voir le spectacle. Elle note leurs nom et prénom sur l’enveloppe contenant les billets, leur indique l’adresse de la radio où ils viendront les retirer.
Sur son grand écran d’ordinateur, il y a les sons d’un côté, les dépêches d’agence et ses micros de l’autre. Ce matin, le « chaud », c’est Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon, qui s’est exprimé, la voix tremblante, sur les menaces qui pèsent sur l’événement. La veille, la manifestation fut bruyante, chantante, coléreuse. Côté son, y a donc de quoi faire. C’est l’heure de redescendre dans le studio pour le journal de 8 heures.
« ATTENTION, ÇA VA ÊTRE À TOI »
7 h 53. Aux platines, au fond du vaste studio, Gaël, le technicien, entouré d’écrans où s’affichent les différents éléments à balancer, selon le conducteur (entendez le déroulé de l’émission : chansons, interventions des auditeurs comme des animateurs, reportages sonores, journal, réclames…), orchestre la matinale dominicale. « Attention, ça va être à toi », prévient-il. La lumière rouge s’allume, le micro est ouvert. Anne nous donne des nouvelles fraîches, dont l’information principale : le festival fortement perturbé la veille et la réaction d’Olivier Py.VRAIMENT NATURE
9 h 17. L’animatrice Nathalie Mazet, brune à la voix suave, reçoit comme chaque semaine le naturaliste Gilles Blanc. Passionnant, il nous cause des tortues d’eau « invasives », celles à taches rouges ou à taches jaunes. Jacques, un auditeur en vacances dans le coin, témoigne de sa rencontre avec les bestioles. Là-haut, Anne réactualise son prochain journal. La séquence « Vraiment nature » se termine. Gilles reste pour suivre le « Off dating » qui ne va pas tarder. Avignonnais depuis des années, il ne va pas au festival mais bon, là, il est chargé par sa fille danseuse de repérer un ou deux spectacles. Denise, elle, s’en grille une dehors, avant le grand rush des appels. Nathalie nous livre une météo chaude bouillante, et Anne s’apprête à livrer les dernières infos.LE TOURBILLON DU OFF
9 h 52. À l’accueil, un travelo débarque avec une valise, siglée « Tatie au camping ». Denise lui fait la bise. Scène un brin surréaliste qui nous prépare au « Off dating » qui est sur le point de démarrer. Deux heures durant, Nathalie va recevoir une vingtaine d’artistes du Off, qui se succéderont dans le studio, après avoir causé trois minutes de leur spectacle. Coup d’envoi avec Tatie qui monte sur scène tous les jours, racontant son pèlerinage non pas à la Lourdes mais à La Palourde. « Bon, on refuse personne. On se régale. »
La lumière rouge s’éteint et David Lee Roth entonne son délicieux « I’m just a gigolo » (*). Il est 10 h 17, Tatie sort du studio et suit les appels que Denise réceptionne.
Les premiers auditeurs gagneront les invitations pour voir le spectacle. Elle note leurs nom et prénom sur l’enveloppe contenant les billets, leur indique l’adresse de la radio où ils viendront les retirer.