Chaque pièce de Bertold Brecht confirme son génie. « Dialogues d’exilés » ne déroge pas à la règle. D’autant que la mise en scène d’Olivier Mellor, qui entrecoupe le texte de chansons, est tout bonnement géniale.
Si on osait, on dirait que Bertold Brecht, c’est comme le cochon : tout est bon. Il écrivait bien : « l’homme est bon, mais le veau est meilleur »…
Avec Dialogues d’exilés, une pièce peu montée, on se régale de sa plume, grave autant que drôle. Elle est à découvrir jusqu’au 26 mars au Lucernaire. Pour son propos d’abord : deux exilés allemands, Ziffel et Kalle, ayant fui le nazisme, devisent autour de chopes de bières sur Hitler (la réplique « Comment s’appelle-t-il donc au juste ? » claque régulièrement), la barbarie, la liberté d’expression ou le capitalisme. Pour son histoire ensuite : le dramaturge, déchu de la nationalité allemande sous le IIIe Reich, l’a peaufinée en exil, quinze ans durant. Pour la mise en scène enfin d’Olivier Mellor qui a eu la très bonne idée de mêler des chansons – du dramaturge bien sûr, mais aussi de Léo Ferré, Bernard Dimey, Jean Yanne voire Jesse Garon (et son tube « C’est lundi – ah ah ah ah ! ») – au texte tragi-comique de Brecht. Du coup, la douche froide fonctionne à plein. On passe sans cesse du rire au sérieux.
Tragi-comédie brechtienne
Chaque pièce de Bertold Brecht confirme son génie. « Dialogues d’exilés » ne déroge pas à la règle. D’autant que la mise en scène d’Olivier Mellor, qui entrecoupe le texte de chansons, est tout bonnement géniale.
Publié le 12 février 2016
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