La pièce de Falk Richter, « Je suis Fassbinder », montée par l’auteur et Stanislas Nordey, interroge notre époque à l’aune de l’Allemagne des années 1970. Une œuvre éminemment percutante à voir de toute urgence.
Stan : « Oui mais tu ne peux pas juste les mettre dehors comme ça, ils sont censés aller où ? »
Laurent : « Là d’où ils sont venus. »
Stan : « Là-bas il y a la guerre, il n’y a rien tout est détruit. »
Le premier dialogue de Je suis Fassbinder nous plonge dans l’actualité la plus brûlante : les réfugiés qui débarquent en masse, les violences du 31 décembre à Cologne, l’extrême droite et ses discours haineux.
Face à Laurent qui plaide pour une intégration à marche forcée de gens supposés moyenâgeux, Stan répond : « Est-ce que le Pape est arrivé au XXIe siècle ? Est-ce que toute cette dynastie Le Pen en France est arrivée au XXIesiècle ? »
Autour d’une table jonchée de bouteilles, Laurent Sauvage et Stanislas Nordey se donnent la réplique, en fumant clope sur clope. Les propos sont graves, ponctués de répliques parfois drôles comme quand Stan reprend Laurent pour qu’il l’appelle Rainer. Comme le réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder…
Le Chaos questionné
La pièce de Falk Richter, « Je suis Fassbinder », montée par l’auteur et Stanislas Nordey, interroge notre époque à l’aune de l’Allemagne des années 1970. Une œuvre éminemment percutante à voir de toute urgence.
Publié le 13 mai 2016
Dossier
Avant d’être élus, ils n’étaient rien. Depuis, ils le prouvent.
Affaiblie par des crises en interne et l'absence de dialogue social avec le gouvernement, la centrale syndicale historique en Tunisie, l'UGTT (Union générale tunisienne du travail), peine à maintenir une position de force.
Dossier / 2 articles