Fralibs : la recette de la solidari-thé

Les 58 « Fralibs » vont déposer les statuts de leur coopérative. Ils ont obtenu, lors de la signature de l'accord de fin de conflit, signé en mai avec le groupe Unilever, de conserver le parc machine nécessaire à leur activité. Leur rêve, à terme, créer leur propre marque. Une entreprise et des emplois sauvés, une belle aventure commence. Ils expliquent comment ils comptent y arriver. En VIDEO. "

Par Fekher Turki
Par Fekher Turki
Publié le 17 septembre 2014
scop-ti-fralibs.2
Après quatre années de lutte juridique et syndicale, les « Fralibs » sont en passe de réaliser le défi qu’ils s’étaient fixé : maintenir leur activité, ensemble, au sein d’une coopérative. Sous leur nouveau nom, Scop-Ti, ils s’apprêtent à relever de nouveaux challenges. Ils expliquent comment ils comptent y arriver.
Les habitués des manifestations syndicales reconnaitront leurs T-shirts affichant les valeurs des « Fralibs, » à savoir la FRAternité, la LIBerté et la Solidarité. Présents au Forum Social de la Fête de l’Humanité 2014, les producteurs de thés et de tisames du Midi se réjouissent des résultats obtenus et ont du mal à cacher leur enthousiasme face aux défis qui les attendent. Ce qu’implique être son propre patron ? « C’est vrai, il y a des responsabilités, » concède Rime Hidri, ancienne employée d’Unilever et sociétaire de la nouvelle Scop-Ti, avant d’ajouter « mais vous êtes fiers, vous êtes dignes, et on est capable de le faire. »

Fralibs : la recette de la solidari-thé par Guillaume Desjardins

  Les 58 « Fralibs » s’apprêtent en effet à déposer les statuts de leur coopérative. Ils ont obtenu, lors de la signature de l’accord de fin de conflit, signé en mai avec le groupe Unilever, de conserver le parc machine nécessaire à leur activité. Pour le terrain et les murs, les salariés ont trouvé un allié en la Communauté Urbaine de Marseille (CUM). La CUM, ayant acquis le site, le tient à disposition de la nouvelle coopérative. Les Scop-Ti comptent également sur la responsabilité du consommateur. Ils avaient, lors de leur lutte, appelé au boycott des marques du groupe Unilever, telles que les thés Lipton ou Elephant. En privilégiant aujourd’hui les filières courtes et responsables, ils espèrent être suivis par les amateurs de thé. « Le consommateur a un pouvoir dans les mains » rappelle Rime Hidri, « s’il ne l’utilise pas à bon escient, ça peut contribuer à la crise. » La nouvelle coopérative prévoit, dans un soucis de pragmatisme économique, de s’adresser, dans un premier temps, aux marques distributeurs. Mais leur rêve reste, à terme, de créer leur propre marque.

EN SAVOIR PLUS :

Fralib de la victoire à la ScopCoup de vent sur la Canebière« Une entreprise démocratique, c’est mieux »
separator top
separator bottom