La décision du président de la République de modifier la Constitution – décision réaffirmée lors de ses vœux aux Français le 31 décembre – soulève une vague de protestation, jusque dans l’entourage du chef de l’État.
C’est, notamment, la déchéance de nationalité de citoyens binationaux nés Français qui provoque l’indignation. Cette disposition, vieille revendication de l’extrême droite, risque de créer une sous-catégorie de citoyens ; elle constitue « une infamie que la CGT dénonce et combattra avec force ».
Par ailleurs, « en jouant sur l’émotion et la peur, le gouvernement espère constitutionnaliser l’état d’urgence qui permet d’octroyer plus de pouvoir à la police, aux services des renseignements, à l’administration, ceci au détriment de l’autorité judiciaire », a protesté la CGT qui s’est associée à une pétition et un appel unitaire intitulé « Nous ne céderons pas ! » signé par 98 associations et 16 syndicats dont la FSU et Solidaires.