Poursuite des débats sur le préambule et le document d’orientation, thème un : « démarche syndicale et rapport aux salariés ». Les prises de paroles reviennent en nombre sur question de la poursuite du mouvement social jusqu’au retrait de la loi dite travail.
Alors que nombre de médias focalisaient sur la polémique de l’affiche syndicat CGT Info’Com contre les violences policières ils en oublieraient presque la position forte que la CGT a prise ce mercredi 20 avril à Marseille.
Dans la salle plénière, dès le matin, les prises de paroles, nombreuses, en faveur d’un mouvement de grande ampleur, reconductible et jusqu’au retrait du projet de loi El Khomri/Macron/Valls ont débouché sur un appel, lancé dans l’après-midi, sans attendre la fin du 51e congrès.
Il commence ainsi : « La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emplois, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de forces jusqu’au retrait du projet de la loi dite “Travail” dynamitant notre modèle social (…).
Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de casse du Code du travail. »
« Pour se faire, dans les entreprises, les établissements et les services publics, les réunions d’informations, des assemblées générales doivent se multiplier, précise encore en substance l’appel (voir l’appel en entier sur le site de la CGT) qui fait la synthèse entre une ligne dure demandant l’appel à la grève reconductible pour bloquer l’économie » et ceux qui estiment que les grèves, générales ou reconductibles « ne se décrètent pas ».
L’appel se conclut sur les propositions de la CGT en matière de progrès social :
- L’élaboration d’un Code du travail du 21e siècle (voir dossier)
- la mise en œuvre d’une réelle sécurité sociale professionnelle (les propositions de la CGT)
- la réduction du temps de travail à 32 heures. (Notre article de novembre 2015 et le dossier de la NVO de novembre 2015)