Les femmes « bénévoles » deux mois par an
Du fait des inégalités de salaires, à partir du 7 novembre, à 16 h 34, les femmes, en France, travaillent « bénévolement ». Pour dénoncer cette situation, elles ont répondu aux associations féministes et syndicats les appelant à arrêter le travail à l’heure fatidique. Certaines sont allées plus loin et se sont rassemblées place de la République, à Paris.
Publié le 8 novembre 2016
Du fait des inégalités de salaires, à partir du 7 novembre, à 16 h 34, les femmes, en France, travaillent « bénévolement ». Pour dénoncer cette situation, elles ont répondu aux associations féministes et aux syndicats les appelant à arrêter le travail à l’heure fatidique. Certaines sont allées plus loin et se sont rassemblées place de la République, à Paris.
Les femmes islandaises ont cessé le travail le 24 octobre dernier, à 14 h 38 précises, pour protester contre les inégalités salariales entre travailleurs et travailleuses de l’île. À poste égal et compétences égales, les salaires y sont bien inférieurs pour les femmes.
Fortes de cet exemple, les Françaises ont fait le même calcul. La date fatidique dans l’Hexagone tombait le 7 novembre dernier, à 16 h 34. Dans de nombreuses entreprises, les travailleuses ont, à leur tour, symboliquement éteint leur ordinateur ou posé leur outil de travail. Une mobilisation quasi spontanée, très vite popularisée par les réseaux sociaux.
Dès le 4 novembre, le hashtag #7novembre16h34 a fait le tour de la toile. En trois jours, associations féministes et syndicats se sont organisés. À Paris, près de 300 personnes se sont rassemblées place de la République pour dire tout haut leur ras-le-bol.
Les inégalités ont en effet la vie dure. Le législateur s’est pourtant penché à plusieurs reprises sur la question. Malgré tout, les femmes se heurtent encore et toujours au plafond de verre qui les tient à l’écart des rémunérations pratiquées pour leurs collègues masculins.
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