Les assises de l’automobile
Les 7 et 8 février, quelque 260 militants CGT de l’automobile se sont réunis à Montreuil. Au menu des discussions, les accords de compétitivité, la convention collective nationale, les salaires et la précarité. Partie prenante des journées de mobilisation pour l’industrie, la fédération des travailleurs de la métallurgie appelle également à une grande journée d’action dans l’automobile en juin.
Publié le 9 février 2017
Les 7 et 8 février, quelque 260 militants CGT de l’automobile se sont réunis à Montreuil. Au menu des discussions, les accords de compétitivité, la convention collective nationale, les salaires et la précarité. Partie prenante des journées de mobilisation pour l’industrie, la fédération des travailleurs de la métallurgie appelle également à une grande journée d’action dans l’automobile en juin.
Pari tenu pour la FTM-CGT. Les assises de l’automobile qui se déroulaient au siège de la confédération à Montreuil ont rassemblé 260 participants représentant 90 syndicats des différentes branches de l’automobile. Après les grandes mobilisations contre la loi « travail », l’impact du 49.3 est loin d’avoir été digéré par les militants CGT qui cherchent à dépasser l’effet de sidération. Un effet que conforte encore la signature d’accords de compétitivité dénoncés par la seule CGT. De Smart à Renault, les syndicalistes témoignent, chiffres à l’appui, de l’arnaque des promesses d’embauches contre la flexibilité. La loi El Khomri facilite la multiplication de ces « accords-chantage » qui sacrifient salaires et conditions de travail au nom de l’emploi.
Denis Bréant, organisateur des assises pour la FTM-CGT, livre ses impressions au sortir des deux journées de débats : « Face aux difficultés à mener les luttes, il était important de pouvoir discuter en toute franchise et d’avoir des partages, voire des confrontations, d’idées. Et ce, notamment en continuant à lier les syndicats des donneurs d’ordres et des sous-traitants pour les appréhender en termes de perspectives. Et on s’aperçoit que si le syndicat est seul à mener des perspectives, c’est beaucoup moins efficace que lorsque c’est mené de concert entre l’équipementier et le constructeur. Les interventions ont montré qu’il y avait à la fois ce besoin d’échanges et la volonté de mener la lutte.»
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