
La justice donne raison à Attac contre Apple
Les magasins de la marque à la pomme ne sont pas des zones de non-droit où la liberté de manifester serait bannie. C'est en substance ce que la justice a reconnu le 23 février en déboutant Apple de sa plainte contre Attac.
Publié le 27 février 2018, modifié le 16 avril 2026
Les magasins de la marque à la pomme ne sont pas des zones de non-droit où la liberté de manifester serait bannie. C’est en substance ce que la justice a reconnu le 23 février en déboutant Apple de sa plainte contre Attac.
Apple avait assigné les militants « alterfiscalistes » en justice pour les empêcher d’occuper ses points de vente afin de protester contre les pratiques d’évasion fiscale. Mais vendredi dernier, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a renvoyé Apple dans ses cordes qui entendait faire interdire à Attac de continuer ses happenings autour de ses magasins français, sous astreinte de 150 000 euros par récidive. Selon les juges : « la simple pénétration dans l’enceinte de magasin, sans violence, sans dégradations, ne suffit pas à caractériser un dommage imminent justifiant de limiter le droit à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation ». L’ordonnance du TGI est claire : « Aucune dégradation n’est invoquée par Apple Retail France, qui parle de “vandalisme” ou d’actions mettant en cause la sécurité de ses employés et clients. » Mieux, en plus du droit de manifester pacifiquement, la justice a aussi reconnu dans ses attendus une « campagne d’intérêt général sur l’évasion fiscale. »

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