« Le Temps des ouvriers », une fresque passionnante
Premier volet d'une série documentaire en quatre épisodes réalisée par Stan Neumann, « Le Temps des ouvriers » est tout sauf une œuvre surannée et rébarbative. Bien au contraire, voilà une fresque des plus passionnantes sur l'histoire du mouvement ouvrier.
Publié le 1 août 2020
Le Temps des ouvriers : une série documentaire avec un tel titre pourrait faire fuir, parce que connotée trop historique et poussiéreuse. Ici, c’est le contraire.
En quatre épisodes d’une heure – Le Temps de l’usine ; Le Temps des barricades ; Le Temps à la chaîne ; Le Temps de la destruction –, Stan Neumann déploie une fresque passionnante.
Pour retracer une épopée ouvrière qui remonte au XVIIIe siècle, sa démarche pédagogique s’appuie sur de grands marqueurs chronologiques, mais sans interprétation idéologique.
Solidement documenté par nombre de photos, films, témoignages, mais aussi entretiens avec des historiens, syndicalistes et ouvriers, son voyage ne cesse de faire des sauts dans le temps et dans toute l’Europe, au gré des lieux, des luttes.
Le ton est vivant et personnel. La notion du temps, colonne vertébrale du récit et élément récurrent des titres de chaque épisode, marque la charte graphique, ainsi que la bande son de la série.
Le temps, décidément, rapproche les salariés du XXIe siècle de leurs ancêtres ouvriers qui luttaient, déjà, pour « ne pas perdre sa vie à la gagner ».
Le Temps des ouvriers De Stan Neumann. DVD (25 euros) et VOD (9,99 euros), 6 heures, Arte Éditions.
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