ArcelorMittal : les députés face à leurs responsabilités
Le 27 novembre, l’Assemblée nationale débattra d’une nationalisation du groupe sidérurgique. Ce débouché politique à la lutte syndicale a alimenté les débats du meeting organisé le 4 novembre à Dunkerque, par la CGT ArcelorMittal, l’union locale et l’union départementale du Nord.
Publié le 5 novembre 2025
Le 27 novembre 2025, l’Assemblée nationale débattra d’une nationalisation du groupe sidérurgique. Ce débouché politique à la lutte syndicale a alimenté les débats du meeting organisé le 4 novembre 2025 à Dunkerque par la CGT ArcelorMittal, l’union locale et l’union départementale du Nord.
C’est une proposition de loi qui tient en trois articles. Le premier précise que « la société ArcelorMittal France est nationalisée par le transfert à l’État en toute propriété des actions représentant son capital à la date du paiement par l’État de leur valeur aux détenteurs de ces actions ». Le texte, qui sera débattu à l’Assemblée nationale le 27 novembre à la faveur de la « niche parlementaire » du groupe LFI, était au cœur du meeting organisé ce 4 novembre 2025 par la CGT d’ArcelorMittal Dunkerque, l’Union Locale et l’Union Départementale du Nord. C’est dans cette même salle de l’Avenir, à Dunkerque en janvier dernier, qu’avaient été posées les bases de cette revendication de la nationalisation (lire ici).
La nationalisation est la seule solution pour « garantir la préservation de l’emploi [chez ArcelorMittal], la continuité de la production, la sécurité des installations, le maintien de compétences stratégiques sur le territoire et la mise en œuvre de la planification écologique ». Extrait de l’exposé des motifs de la proposition de loi défendue par LFI.
Dans l’exposé des motifs de la proposition de loi, la nationalisation est décrite comme la seule solution pour « garantir la préservation de l’emploi [chez ArcelorMittal], la continuité de la production, la sécurité des installations, le maintien de compétences stratégiques sur le territoire et la mise en œuvre de la planification écologique ». « On alerte depuis 2015 du manque de maintenance préventive, acquiesce le Dunkerquois Reynald Quaegebeur, délégué syndical central CGT d’ArcelorMittal France. En 2010, on parlait déjà de remplacer les convertisseurs à l’aciérie de Dunkerque [qui transforment de la fonte en acier, NDLR], on vient seulement de le faire, pour un montant d’environ cent millions d’euros. »
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