Quatre paumés dans une gare désaffectée attendent l’arrêt d’un train jusqu’au jour où un illusionniste atterrit. La magie peut alors opérer pour s’échapper ailleurs. Orchestre Titanic, du Bulgare Hristo Boytchev, est dans la veine du Godot de Beckett. À voir !
« Le train arrive ! Les valises bien en évidence qu’on est l’air de voyageurs. […] On sourit ! », lance Meto à ses acolytes, à chaque fois qu’une loco approche. Et les quatre compagnons de fortune de se poster sur le quai, bagages dans les bras, espérant que le train s’arrête. En vain. Normal, la gare où ils ont élu domicile est désaffectée. N’y trônent qu’une benne à ordures, deux petites tentes et pas mal de cadavres de bouteilles. Il faut dire que ces quatre paumés – Meto, ancien chef d’orchestre et sa compagne Lubka, Louko, ex-cheminot, et Doko, ancien gardien de zoo – éclusent sec. Ils attendent l’arrêt du train comme les personnages de Beckett attendent Godot, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Pour échanger leurs valises vides contre des valises pleines et redescendre ? Pour voyager comme tout le monde ? Mais les trains ne font que passer. Au mieux, les passagers balancent au passage quelques bouts de sandwich et des bouteilles presque vides.
À quai
Quatre paumés dans une gare désaffectée attendent l’arrêt d’un train jusqu’au jour où un illusionniste atterrit. La magie peut alors opérer pour s’échapper ailleurs. « Orchestre Titanic » est dans la veine du Godot de Beckett. A voir !
Publié le 9 janvier 2017
Dossier
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