Casse des services publics : mobilisation nationale
Jeudi 5 décembre, une première mobilisation a rassemblé plus de 200 000 personnes dans toute la France. Pour dénoncer la dégradation sans précédent des conditions de travail et de rémunération dans la fonction publique, les syndicats CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP et la CGT ont appelé à la mobilisation. Reportage à Paris où 30 000 personnes ont manifesté.
Publié le 6 décembre 2024
Jeudi 5 décembre, une mobilisation a rassemblé plus de 200 000 personnes dans toute la France. Pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et de rémunération dans la fonction publique, les syndicats CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP et la CGT ont appelé à la mobilisation. Reportage à Paris où 30 000 personnes ont manifesté.
« La censure du gouvernement ne change rien »
En tête de cortège, les secrétaires généraux de la CFDT, de la CGT et de la FSU battent le pavé ensemble. « Même s’il y a eu censure du gouvernement de Michel Barnier, le mot d’ordre reste le même : des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques. Nous savons très bien que la droite et l’extrême droite ne cesseront d’attaquer la fonction publique. C’est une crise de fond qui doit être résolue », martèle Sophie Binet pour la CGT. Benoit Teste, le secrétaire général de la FSU, abonde : « Il faut cesser ces cures d’austérité qui n’épargnent aucun secteur. Comment justifier la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale alors qu’il manque au moins un professeur dans plus de la moitié des établissements scolaires du second degré ? » Pour autant, beaucoup de manifestants sont inquiets de l’absence de gouvernement. « Avec un président qui ne veut pas quitter ses fonctions et qui a mis plus de trois mois, après la dissolution, à nommer un nouveau Premier ministre, les choses traînent encore alors que nos services publics sont à l’os », déplore Etienne, chauffeur de bus à la RATP. Cette stigmatisation et cette dégradation des salaires et des conditions de travail résulte aussi d’une baisse des vocations. Le nombre de candidats inscrits aux concours externes a baissé de 22 % entre 2021 et 2022 et seul un candidat sur deux se présente aux épreuves. Alors que les secteurs les plus en crise que sont l’Éducation nationale et la santé manquent cruellement de personnels.
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