À 93 ans, Armand Gatti vient de tirer sa révérence, après une vie pleine de combats et de créations. Maquisard, parachutiste, journaliste, dramaturge, cinéaste, écrivain, le bel insoumis nous manque déjà.
« Fils d’Auguste Rainier Gatti, éboueur-balayeur, et de Letizia Luzona, femme de ménage, immigrés italiens, Dante Gatti grandit entre le bidonville du Tonkin à Monaco et le quartier Saint-Joseph de Beausoleil, porté par le regard d’un père, militant anarchiste, […] transfigurant la moindre réalité d’apparence triviale en conte fantastique, […] et celui de sa mère l’incitant à investir le monde du langage, à se l’approprier afin de pouvoir échapper à la stricte reproduction d’un sort social tracé d’avance. » La notice d’Armand Gatti rédigée par Gilda Bittoun dans le Maitron des anars commence fort. Normal, sa vie se conjugue par tous les temps, avec le A en toile de fond.
A comme Armand – ses parents l’avait appelé Dante mais c’était pas assez français pour la mairie de Monaco en 1924. A comme Anarchie – une affaire de famille : outre l’engagement de son père, il confiait au micro de France Culture en 2010 que sur quatre de ses oncles piémontais, partis à Chicago, deux furent pendus parce qu’anarchistes. « Chez nous, dans ma famille, les armes sont les livres, les combats sont les mots, la révolution, c’est les mots ! »
Ciao Gatti
À 93 ans, Armand Gatti vient de tirer sa révérence, après une vie pleine de combats et de créations. Maquisard, parachutiste, journaliste, dramaturge, cinéaste, écrivain, le bel insoumis nous manque déjà.
Publié le 7 avril 2017
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