Aujourd’hui, c’est la Journée internationale pour se souvenir des victimes de la barbarie nazie. La mémoire peut être une arme redoutable : Arte nous le rappelle avec un documentaire sur le combat des Klarsfeld. Respect.
Avrum Zutzkever écrit depuis le ghetto de Vilna (Vilnius, capitale de la République de Lituanie) en juillet 1943 : « Mon souffle ma malédiction/tout instant me rend plus orphelin/orphelin que moi même je façonne/avec des doigts que je frissonne de regarder/dans la nuit la plus noire. » Il poursuit : « Sur la chaussée du ghetto en bringuebalant/est passée une charrette remplie de chaussures/encore chaudes des pieds qui les avaient portées/cadeau effroyable des exterminés et j’ai reconnu de ma mère la chaussure éculée/à la bouche béante ourlée de lèvres ensanglantées ». Pour finir par : « Et mon poème n’est plus qu’un hurlement/une corde arrachée au corps d’un autre/qui vibre à jamais pour personne. Je suis seul./Seul avec mes trente années – fosse où pourrissent ce qui jadis avait pour nom père/mère/enfant ».
Soyons honnête : il est des poèmes comme des dates que l’on voudrait à tout jamais zapper, craignant la douleur des souvenirs effroyables.
Contre l’amnésie
Aujourd’hui, c’est la Journée internationale pour se souvenir des victimes de la barbarie nazie. La mémoire peut être une arme redoutable : Arte nous le rappelle avec un documentaire sur le combat des Klarsfeld. Respect.
Publié le 27 janvier 2017
Dossier
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