Cette fois-ci, pas de sable dans les chaussures, ni de crème solaire. Pour son avant-dernière étape de la saison, le « Tour de France social » de la CGT s’est arrêté dans un lieu hors du temps, loin des plages, des parasols et des vendeurs de chichis.
Lundi 25 juillet dernier, certains touristes se sont levés tôt pour se rendre au Puy du Fou. Arrivant dès l’ouverture du parc vendéen, ils sont accueillis par une équipe en casquettes et gilets rouges. Au menu, un tract leur rappelant le rôle que jouent les saisonniers dans le bon déroulement de leurs vacances, et les droits que ces travailleurs précaires ignorent eux-mêmes trop souvent. À côté du parking employés, une autre équipe va à la rencontre des travailleurs du parc, souvent jeunes, en route pour prendre leur poste.
Près de 65 pour cent d’entre eux admettent ne pas connaître suffisamment les réglementations régissant leur activité. Signature du contrat de travail, horaires, heures supplémentaires, logement ou encore préavis avant licenciement, trop nombreux sont ceux qui n’osent pas encore faire valoir leurs droits en cas de conflit, déplore Sabine Génisson, qui pilote le collectif CGT saisonniers depuis plusieurs années.
L’objectif des militants est simple : se rendre directement dans les restaurants, les plages et autres magasins de souvenirs pour informer les saisonniers de leurs droits, mais aussi leur donner les contacts de l’union départementale CGT, « en cas de problèmes ». Les touristes sont aussi concernés. « On leur demande d’intervenir s’ils sont témoins d’abus », explique Sabine Génisson.
En ligne de mire depuis plusieurs années, la question du logement des saisonniers pose encore problème. Des progrès sont faits, avec notamment des discussions au parlement pour trouver des solutions législatives, mais le débat traîne depuis l’été dernier. Résultat : des saisonniers dorment encore sur les matelas de plage qu’ils louent aux touristes dans la journée, et d’autres doivent toujours payer d’avance les deux mois d’hébergement à leur employeur avant même de toucher leur première paie, témoigne Sabine Génisson. Des solutions existent pourtant, souligne-t-elle, avant de citer l’exemple d’initiatives locales comme aux Menuires, une station savoyarde où le maire, soucieux de fidéliser la main-d’œuvre nécessaire au bon fonctionnement de la station, a aménagé un terrain sur lequel « les saisonniers sont vraiment bien ».
Coquillages, crustacés... et saisonniers
Cette fois-ci, pas de sable dans les chaussures, ni de crème solaire. Pour son avant-dernière étape de la saison, le « Tour de France social » de la CGT s'est arrêté dans un lieu hors du temps, loin des plages, des parasols et des vendeurs de chichis.
Publié le 5 août 2016
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