Édouard Philippe reçoit la CGT pour évoquer l’assurance chômage

Un an après les ordonnances réformant le droit du travail, syndicats et patronat rencontrent à tour de rôle le Premier ministre Édouard Philippe.

Par AFP
Rédaction NVO
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Publié le 29 août 2018
NVO – La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT, actualité sociale et juridique
Un an après les ordonnances réformant le droit du travail, syndicats et patronat rencontrent à tour de rôle le Premier ministre Édouard Philippe à partir de mercredi pour discuter des chantiers potentiellement explosifs de l’automne, notamment une nouvelle réforme de l’assurance chômage.
Alors que le chômage ne reflue presque pas — 9,1 % au deuxième trimestre — et en plein milieu d’annonces budgétaires qui suscitent du mécontentement, toutes les organisations de salariés et d’employeurs seront reçues d’ici le début de la semaine prochaine. Mi-juillet, le président Emmanuel Macron, souvent accusé de contourner les corps intermédiaires, avait réuni leurs représentants tous ensemble pour leur exposer la suite des réformes. Parmi les nouveaux venus dans le paysage économique et social : le successeur de Pierre Gattaz à la tête du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, mais aussi Pascal Pavageau, qui a succédé à Jean-Claude Mailly à la tête de Force ouvrière. Philippe Martinez (CGT) et Philippe Louis (CFTC) ouvriront le bal à Matignon mercredi après-midi, suivis jeudi par Pascal Pavageau (FO), François Hommeril (CFE-CGC), Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), Alain Griset (U2P, artisans, commerçants et professions libérales). François Asselin (CPME) et Éric Beynel (Solidaires) seront reçus vendredi. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, la semaine prochaine. Officiellement au menu : la réforme de l’assurance chômage, puisqu’à la surprise générale, Emmanuel Macron a demandé que ce sujet soit rouvert et que soient révisées les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Pourtant, la loi « avenir professionnel » adoptée par le Parlement cet été comprend un volet sur l’assurance chômage. Mais la réforme n’était pas « systémique », elle appelait des mesures plus profondes, a défendu Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.
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