Les salariés de GM&S La Souterraine (Creuse) sont en lutte pour le maintien de leur usine depuis des mois. La colère s’exacerbe au point qu’ils ont « piégé » l’usine le 11 mai dernier. Alors qu’une réunion se tient ce lundi après-midi à la préfecture de la Creuse, la solidarité grandit. Un appel à la population est lancé pour un rassemblement mardi 16 mai devant le site à 15 h.
Ce n’est pas la sérénité qui prévaut depuis jeudi dernier à l’usine GM&S La Souterraine, sous-traitante de l’automobile. La colère ne cesse de grandir après des mois et des mois de lutte pour le maintien de la production et de l’emploi, et l’absence de réaction des donneurs d’ordre, Renault et PSA notamment. C’est dans ce contexte qu’une machine a même été découpée au chalumeau le 11 mai… Mais la tension semblait quelque peu retombée le vendredi. : « Détruire son outil, c’est d’une grande violence pour les ouvriers. Je les connais bien, mais hier je ne les reconnaissais plus. Jamais je ne les ai vus avec des visages aussi graves, des expressions aussi dures », témoigne l’une des salariées présentes sur le site. Les salariés ont piégé leur site, qu’ils ont mis sous surveillance jour et nuit dans un souci de responsabilité. Ce vendredi, la première nuit de garde est passée et les traits sont toujours tendus, mais le passage incessant des journalistes, de délégations d’autres entreprises, de représentants d’associations ou de simples citoyens mettent du baume au cœur aux salariés.
GM&S, quand la lutte se radicalise
Les salariés de GM&S La Souterraine (Creuse) sont en lutte pour le maintien de leur usine depuis des mois. Alors que la colère s’exacerbe, une réunion de crise se tient en préfecture cet après-midi avec les représentants des donneurs d’ordres et le repreneur potentiel.
Publié le 17 mai 2017
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