Google contre les syndicats
Dans le champ du droit syndical, géant du numérique états-unien a choisi son camp et a licencié des employés qui voulait s'organiser
Publié le 3 décembre 2019
Le géant états-unien du numérique, dont la devise était « Don’t be evil » (Ne rien faire de mal) semble avoir choisi son camp en matière, notamment, de droit syndical…
Il suffit de taper « États-Unis » et « droit du travail » sur Google pour savoir presque instantanément que les travailleurs nord-américains peuvent se regrouper en syndicats depuis 1935. Mais précisément : pas forcément chez Google…
Le 25 novembre dernier, le groupe licenciait quatre « collaborateurs » pour « violations répétées de la sécurité sur la protection des données ». Motif peu crédible aux yeux des employés du groupe qui évoquent une « entrave à toute tentative d’organisation parmi les salariés ».
Ils s’interrogent en outre sur la stratégie de leur entreprise et ont décidé d’y répondre. Par exemple en se mobilisant contre la participation de Google à des programmes gouvernementaux pour le développement de technologies militaires, ou encore destinés à réduire les droits des migrants.
Ils mettent aussi en cause le sexisme dans les entreprises du géant de la Silicon Valley. Mais en Suisse aussi (où se situe le plus grand bureau européen du groupe) Google a tenté d’interdire une réunion sur le droit à la syndicalisation. La culture d’« ouverture » prônée par Google a manifestement des limites.
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