Grève féministe du 8 mars : « Ni objet, ni boniche, on veut l’égalité et le respect »
À l’appel d’associations féministes et de syndicats dont la CGT, FSU, Solidaires et la CFDT, des manifestations pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ont eu lieu partout en France. À Paris ce vendredi 8 mars, c’est plus de 100 000 personne qui ont défilés pour dénoncer la persistance des inégalités dont les femmes sont victimes au travail et dans la vie.
Publié le 11 mars 2024
À l’appel d’associations féministes et de syndicats dont la CGT, FSU, Solidaires et la CFDT, des manifestations pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ont eu lieu partout en France. À Paris ce vendredi 8 mars, plus de 100 000 personnes ont défilé pour dénoncer la persistance des inégalités dont les femmes sont victimes au travail et dans la vie.
En ce début d’après-midi baigné de soleil, sur la Place Gambetta (Paris 20), des dizaines de milliers de personnes affluent pour le départ du cortège. Associations féministes, Syndicats et ONG s’apprêtent à battre le pavé ensemble pour cette journée de lutte pour les droits des femmes. Peu avant le départ, l’ambiance est déjà là : enceintes à fond et premières pancartes agitées, la victoire de l’inscription de l’IVG dans la constitution y est pour quelque chose. « Ce 8 mars a vraiment une autre saveur, c’est presque une célébration » lâche avec un grand sourire Nadia, 29 ans. À coté d’elle, son amie Laura, 28 ans, qui travaille en centre hospitalier partage sa joie mais nuance : « C’est super cette inscription de l’IVG dans la constitution, mais l’accès des femmes à l’avortement n’est pas garanti sur tout le territoire. » C’est d’ailleurs ce que dénoncent les professionnels de santé, d’un côté, le symbole de l’IVG constitutionnalisée – de l’autre, la réalité du terrain avec plus de 130 centres d’orthogénie qui ont fermé en France en quinze ans, selon le Conseil National de l’Ordre des sages-femmes.
L’égalité salariale c’est maintenant, pas en 2186 !
Chez les syndicats rassemblés sous la mairie du 20ème arrondissement, l’inégalité des salaires femmes-hommes est pointée du doigt, tout autant que l’inaction du gouvernement à ce sujet. « Toutes les entreprises qui ne respectent pas l’égalité femmes-hommes sur le plan salarial, doivent être sanctionnées. L’égalité salariale c’est maintenant, pas en 2186 ! », martèle la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Selon l’INSEE, avec 24,4 % d’écart de rémunération à temps de travail égal entre les femmes et hommes dans le privé, la France est parmi les pires pays européens en termes d’inégalités sur les salaires. Là où la moyenne européenne se situe à 15 %.
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