Cela s’appelle un camp. Le camp de Blida. Installé à Metz par les services de l’État sur un parking en avril dernier. 150 réfugiés au départ, quelque 500 à 700 aujourd’hui soumis à la promiscuité, à l’absence de locaux pour l’hygiène et les soins (9 douches et 9 toilettes pour toute la population), à la violence aussi. Selon Médecins du Monde, cette situation engendre le développement de pathologies parmi les réfugiés : en ORL et dermatologie en particulier. D’autres subissent l’arrêt de soins pourtant nécessaires (personnes souffrant de diabète, mais également futures mamans).
Une réunion a eu lieu ce vendredi entre associations et préfecture pour un aménagement du parking avec notamment des blocs sanitaires.
Cela s’appelle un « camp humanitaire »