Un jour de grève, et 95 % des revendications satisfaites

C’est une victoire qui vient de loin que viennent de remporter les personnels de cet établissement du groupe Vivalto Santé à Rouen (76). Point d’orgue à trois mois de préparation de la mobilisation par le syndicat CGT, la moitié des salariés se sont rassemblés jeudi 26 octobre à 6h00 du matin devant le parvis de la clinique pour dénoncer les conditions de travail dégradées depuis le rachat par le groupe Vivalto.

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 30 octobre 2017
Un jour de grève, et 95 % des revendications satisfaites
C’est une victoire qui vient de loin que viennent de remporter les personnels de cet établissement du groupe Vivalto Santé à Rouen (76). Point d’orgue à trois mois de préparation de la mobilisation par le syndicat CGT, la moitié des salariés se sont rassemblés jeudi 26 octobre à 6 h du matin devant le parvis de la clinique pour dénoncer les conditions de travail dégradées depuis le rachat par le groupe Vivalto.
« Manque de considération », « discours désobligeants », « pression chantage et manque de respect », les griefs des salariés à l’endroit de la direction de la clinique de l’Europe ne font pas dans la mesure et signe tangible de l’ampleur du malaise, tous les services de la clinique ont été touchés par le mouvement de grève, sauf les urgences et le bloc opératoire. Avec ses élus et mandatés, le CGT n’a cessé depuis trois mois d’alerter la direction de l’établissement sur le management « autoritaire et malveillant à l’origine de la sérieuse dégradation des conditions de travail ». Le syndicat relève notamment 16 % d’arrêts maladie et dénonce le manque de personnel. Faute d’être entendus, les personnels se sont donc mis en grève pour exiger « le respect de tous et des moyens humains et matériels pour assurer une prise en charge de qualité pour les patients ». Ils ont obtenu l’ouverture d’une négociation qui a débouché sur la satisfaction de 95 % des revendications portées. Concrètement, la direction a cédé sur les points suivants :
  • – 13 postes supplémentaires (7 infirmières, 6 aides-soignantes, 1 brancardier) ;
  • l’embauche d’un référent ASH (agents de service hospitalier), et la fin de l’externalisation des ASH ;
  • le remplacement systématique de tous les personnels absents ;
  • l’évaluation quotidienne de la charge de travail avec la direction et et l’adaptation immédiate en cas de problème ;
  • l’investissement de 2,5 % du chiffre d’affaire tous les ans pour le matériel.
Le groupe Vivalto possède 21 établissements de santé privés dans l’ouest de la France.
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