Interdiction de travailler
Après leur garde à vue, les deux camarades ont été suspendus. Ils ont interdiction de se rendre sur leur lieu de travail, mais également… de militer. Ils perdent environ « 30 % » de leur salaire. « Tout ça cumulé, ça fait beaucoup par rapport aux 20 minutes de peur qu’ils ont pu provoquer », a estimé un membre du bureau du syndicat. Alors que, dans un tweet, Mao Péninou, adjoint à la mairie de Paris en charge de la Propreté, avait qualifié cette opération happening de « car-jacking » et d’en rajouter une louche : « honnêtement, dans le contexte terroriste actuel, nous avons eu très peur ». Que dire alors, « dans le contexte terroriste actuel », du déversement de lisier devant les préfectures des syndicalistes de la FNSEA ? Des actions commises le plus souvent en totale impunité…Ce matin 2 individus ont pris le contrôle d’une benne de la @paris au cours d’un « car-jacking » et ont sorti le chauffeur puis sont partis avec la le véhicule. Honnêtement dans le contexte terroriste actuel nous avons eut très peur. 1/2
— mao peninou (@maopeninou) 25 mai 2018
Face aux faits qu’on leur reproche et à l’individualisation de leur action, Jean-Jacques et Christian sont bien décidés à riposter. Les deux syndicalistes réclament le report du conseil de discipline : la période estivale n’étant guère propice pour réunir plusieurs témoins de l’incident. Une demande sera étudiée, vendredi 13, par les membres du conseil disciplinaire avant leur traduction devant le TGI le 18 juillet. Pour les soutenir, une cagnotte a été lancée, ainsi qu’une pétition en ligne qui a déjà recueilli 1 500 signatures, dont celles du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Un rassemblement est programmé devant le TGI le 18 juillet.Chère @RaquelGarridoFr , comment voulez tu que l’on sache de qui il s’agissait ? 2 individus arrêtent un camion, vide le chauffeur et partent avec. Dans le contexte terroriste actuel nous avons eut très peur.
— mao peninou (@maopeninou) 25 mai 2018