La gauche en tête : des raisons d’espérer, enfin…
Contre toute attente, le Nouveau Front populaire est arrivé en tête des élections législatives et obtient la majorité relative avec 182 sièges, devant la majorité présidentielle mais aussi et surtout devant le Rassemblement national. La CGT qui réunit ses instances aujourd’hui et demain exige que les revendications sociales soient entendues et appliquées.
Publié le 8 juillet 2024
Contre toute attente, le Nouveau Front populaire est arrivé en tête des élections législatives et obtient la majorité relative avec 182 sièges, devant la majorité présidentielle mais aussi et surtout devant le Rassemblement national. La CGT qui réunit ses instances aujourd’hui et demain exige que les revendications sociales soient entendues et appliquées.
Le pire a été évité. Arrivé largement en tête du premier tour des législatives anticipées le 30 juin, le Rassemblement national (RN) et ses alliés ont échoué à s’installer à Matignon. Dans un contexte de forte participation (près de 67 %), le front républicain, que beaucoup disaient moribond, a une fois de plus fait preuve de son efficacité. La stratégie de désistement observée à gauche et au sein du parti présidentiel a permis de réduire le nombre de triangulaires et, ainsi, les chances de l’extrême droite de l’emporter. Alors qu’il pouvait espérer la majorité absolue (289 sièges), le RN et ses alliés n’ont pu faire mieux qu’envoyer 143 candidats à l’Assemblée nationale (ce qui représente toutefois une progression de près de 40 % par rapport à 2022). A l’arrivée, aucun camp n’a obtenu la majorité absolue. Déjouant les pronostics, le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête en obtenant 182 sièges, devant Ensemble (ex-Renaissance), 168 sièges, le RN et ses alliés, et, enfin, LR, 46.
Comme il est de coutume dans ces cas-là, le Premier ministre a présenté sa démission lundi matin. Une démission refusée par le président qui a demandé à Gabriel Attal de rester en poste « pour le moment » afin d’« assurer la stabilité du pays ».
Ce que demandent les Français et les Françaises, c’est d’abroger la réforme des retraites, d’augmenter les salaires – ce n’est pas nouveau -, et d’investir massivement dans les services publics. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT
Dimanche, Sophie Binet avait appelé le chef de l’État à respecter le résultat des urnes : « Une force est arrivée en tête. Il faut qu’il demande à cette force quelle est sa proposition de Premier ministre. Ce que demandent les Français et les Françaises, c’est d’abroger la réforme des retraites, d’augmenter les salaires – ce n’est pas nouveau -, et d’investir massivement dans les services publics. » La secrétaire générale de la CGT avait, en outre, demandé que soit entendu le « le message des électeurs et des électrices du RN sur le déclassement ; on ne vit plus de son travail ».
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