Cela commence comme de la science-fiction. Comme dans Star Trek où une machine à répliquer permet à l’équipage de réparer son vaisseau spatial. En quelques années, la fiction est devenue réalité et on ne compte plus les domaines conquis par l’impression tridimensionnelle.
De la dentisterie aux prothèses médicales, de l’automobile à l’aéronautique, de l’architecture au design, de la haute couture à la construction, des matériaux de récupération aux alliages les plus pointus, des grands groupes aux particuliers, de la simple copie à la création, du prototypage à la réplique de pièces introuvables, les usages comme les utilisateurs se sont multipliés. Au point qu’on serait bien en peine aujourd’hui de circonscrire le futur d’une technologie qui en rassemble plusieurs.
L’impression 3D, c’est en effet l’ensemble de tous les procédés de fabrication dits additifs à partir de fichier numérique en 3D.
Alors que l’essentiel des fabrications traditionnelles se fait par soustraction de matière, l’imprimante 3D crée un objet en déposant de très fines couches de matière les unes sur les autres. D’où ses avantages : gain de matière, gain d’opérations, gain de poids, gain de temps et, au bout du compte, moindre coût pour un produit qui, parce qu’il comporte moins de pièces, est souvent plus fiable…
On fabrique ainsi des pièces en plastique mais aussi en titane pour l’aviation – Boeing revendique 20 000 pièces imprimées en 3D – et Airbus prétend produire une aile complète d’ici à 2020. Quant à la première automobile imprimée en 3D, l’Urbee, elle en est au stade des essais de terrain…
Autant dire que l’avenir de l’innovation semble assuré. Les prévisions économiques sur le marché de l’impression 3D sont d’ailleurs à l’image de la technologie : prometteuses… mais incertaines.
Le monde de demain. 3D, une impression de révolution
Cela commence comme de la science-fiction. Comme dans "Star Trek" où une machine à répliquer permet à l’équipage de réparer son vaisseau spatial. En quelques années, la fiction est devenue réalité et on ne compte plus les domaines conquis par l’impression tridimensionnelle.
Publié le 7 novembre 2014, modifié le 16 avril 2026
Des bouleversements en perspective
Mais les promesses de l’impression 3D ne sauraient se résumer à un simple taux de croissance fût-il durablement à deux chiffres. Pour beaucoup, les enjeux sont d’une autre nature. L’impression 3D serait ainsi une technologie de rupture qui pourrait chambouler l’industrie telle que nous la connaissons actuellement et transformer toutes nos habitudes de consommation. Symptomatique de cette approche, la position de Jeremy Rifkin qui voit dans l’impression 3D un élément structurant de la troisième révolution industrielle, une possibilité d’entrer dans une ère « collaborative » et le signal indubitable du déclin du capitalisme… L’outil de cette révolution ? Le fab lab, le « laboratoire de fabrication » né en 2005 au MIT de Boston d’un cours à succès du physicien Neil Gershenfeld : « Comment fabriquer (presque) n’importe quoi ». Le fab lab, c’est un centre qui rassemble divers types de matériel de fabrication flexible avec les logiciels en source ouverte qui les accompagnent. Le fab lab, c’est aussi l’accès libre, ouvert à tous, et l’apprentissage non hiérarchisé, « pair à pair ».
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