JEUNES, ET PRIVÉS D’EMPLOI
Un taux alarmant, même s’il varie d’un pays à l’autre. Parmi les pays les plus touchés : la Grèce, où le taux de chômage des jeunes atteint 51,9% en janvier, l’Espagne (45,5%), la Croatie (39%) et l’Italie (36,7%). La France se situe dans la moyenne haute puisque près d’un jeune de moins de 25 ans sur quatre (24%) était sans emploi en mars dernier.SENTIMENT D’EXCLUSION
Dans un tel contexte, il n’est guère étonnant que plus de la moitié des jeunes Européens de 16 à 30 ans estiment que la jeunesse de leur pays a été « exclue de la vie économique et sociale » du fait de la crise. C’est en tout cas ce que révèle le dernier sondage Eurobaromètre réalisé ce printemps à la demande du Parlement européen et publié fin mai, à l’occasion du Forum européen de la jeunesse organisé à Strasbourg. Sur l’ensemble des 28 pays alors membres de l’UE, c’est le cas de 57% des jeunes interrogés ; et dans 20 pays cette opinion est majoritaire. Ces chiffres varient en fonction de l’âpreté de la crise imposée. Ainsi 93% des jeunes Grecs, 86% des Portugais, 79% des Espagnols et 78% des Italiens considèrent que la jeunesse de leur pays est marginalisée économiquement. C’est beaucoup moins le cas en Allemagne (27%), notamment du fait des dispositifs de formation pour les jeunes.EN FRANCE, RENDEZ-VOUS LE 15 SEPTEMBRE
En France, la jeunesse n’est guère dupe sur son sort : 66% des jeunes ont cette opinion. Cela contribue à expliquer le fort engagement des syndicats et associations de jeunes, et de la jeunesse, dans les mobilisations pour le retrait du projet de loi « travail ». Déjà soumis aux stages sous-rémunérés, aux contrats d’intérim à répétition et à l’insécurité lors de l’entrée sur le marché du travail, les jeunes ne veulent pas, en plus, faire les frais des emplois jetables et d’un dumping social généralisé. Aussi ont-ils, eux aussi, rendez-vous dans la rue le 15 septembre pour exiger le retrait de la loi…Les taux de chômage des jeunes en Union européenne (Toute l’Europe.eu)
