En Aquitaine, le gemmage a une longue histoire. Mais il se pourrait aussi qu’il ait un très bel avenir. La CGT y travaille d’arrache-pied.
Art. paru dans la NVO n° 3537 de mars 2015
La gemme, quèsaco ? Rien de bien savant en vérité. Issu d’une incision pratiquée dans les pins, ce cicatrisant végétal permet une fois distillé de produire, d’un côté, de l’essence de térébenthine, de l’autre, la colophane. L’essence de térébenthine est un puissant solvant utilisé notamment dans la peinture, les parfums, le cirage… La colophane se retrouve dans la colle et de nombreux produits dérivés.
C’est dans les années 1930 que la profession de gemmeur connaît son apogée. Parmi les quelque 30 000 résiniers recensés en France en 1934, 20 000 sont localisés en Aquitaine. La région dispose, en effet, et jusqu’à ce jour, de la plus grande forêt cultivée de pins maritimes d’Europe. Exercée essentiellement par des métayers, l’activité a cependant quasiment disparu au tournant des années 1980. Le métier est saisonnier, difficile, mal rémunéré, mais il fait partie de la culture sociale régionale avec de nombreuses luttes qui ont marqué l’histoire de la région. À une certaine époque, il existait même une fédération CGT des gemmeurs.
Les résiniers pas résignés
En Aquitaine, le gemmage a une longue histoire. Mais il se pourrait aussi qu’il ait un très bel avenir. La CGT y travaille d’arrache-pied. "
Publié le 1 avril 2015
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