Des milliers de personnes ont manifesté dans toute l’Espagne à plusieurs reprises la semaine dernière pour dénoncer la répression antisyndicale qui s’abat sur 8 syndicalistes d’Airbus potentiellement condamnables à un total de… 66 ans de prison.
Ils ont été des centaines de milliers à descendre dans la rue dans toute l’Espagne, le 9 février dernier, en soutien à huit syndicalistes désormais connus sous le nom familier des « 8 d’Airbus ».
Ce jour-là commençait le procès de José Alcazar, président du comité central d’Airbus, Tomas Garcia, Enrique Gil, Rodolfo Malo, Jeronimo Martin, Raul Fernandez, Edgar Martin y Armando Barco, tous salariés de l’usine du fabricant d’avion de Getafe, petite ville de la banlieue sud de Madrid, accusés d’avoir conjointement empêché les employés voulant travailler ce 29 septembre 2010, jour de grève générale, d’accéder à l’usine.
Selon l’accusation, ils auraient insulté, bousculé, craché, tiré des pétards sous des voitures et agressé un ingénieur. Tous nient les faits. Ce qu’ils revendiquent en revanche : leur participation à un piquet de grève d’information et à des distributions de tracts, à l’aube de cette journée nationale d’action.
L’Espagne s’accroche à son droit de grève
Des milliers de personnes ont manifesté dans toute l’Espagne à plusieurs reprises la semaine dernière pour dénoncer la répression antisyndicale qui s’abat sur 8 syndicalistes d’Airbus potentiellement condamnables à un total de… 66 ans de prison.
Publié le 15 février 2016
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