Jeudi 18 mai, un rassemblement intersyndical devant la Direccte de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pointait la suppression prévue de postes d’inspecteurs du travail, service notoirement en sous-effectif. Un signal de plus des restrictions des droits des salariés et des atteintes aux services publics.
En dix ans, le ministère du Travail a perdu 20 % de son effectif. Il ne compte plus aujourd’hui qu’un peu plus de 8 000 agents. Jeudi 18 mai, un rassemblement intersyndical devant la Direccte de Bobigny (Seine-Saint-Denis), qui s’est poursuivi par l’occupation des locaux départementaux jusqu’en soirée, pointait la suppression prévue de postes d’inspecteurs du travail, déjà notoirement en sous-effectif. Un signal de plus des restrictions des droits des salariés et des atteintes aux services publics.
L’inspection du travail, qui a déjà perdu 10 % de l’effectif de terrain au moment de la réforme de 2015, se voit annoncer par une directive la suppression de 50 sections d’inspection du travail, soit 10 % des sections de la région, 9 % en Seine-Saint-Denis, 16 % à Paris, 15 % dans le Val-de-Marne et ainsi de suite sur tout le territoire.
L’inspection du travail se rebiffe
En dix ans, le ministère du Travail a perdu 20 % de son effectif et ne compte plus aujourd’hui qu’environ 8 000 agents. Particulièrement visé, le corps des inspecteurs du travail, qui manifestent.
Publié le 30 mai 2017
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