Manifestation et grève pour le climat : la CGT répond présent

Le 24 mai, la 2e journée de grève internationale et de marche de la jeunesse pour le climat réunira également associations et syndicats, dont la CGT.

Par Dominique Martinez
Par Dominique Martinez
Publié le 23 mai 2019
NVO, la Nouvelle vie ouvriere, le journal de l’actualité sociale, syndicale et juridique
Clément Martin
Le 24 mai, la deuxième journée de grève internationale et de marche de la jeunesse pour le climat réunira également associations et syndicats, dont la CGT. Pour laquelle il s’agit de réaffirmer les liens entre revendications écologiques et de justice sociale.
« Nous n’opposons pas urgence sociale et urgence écologique […] il faut que cette dimension soit intégrée dans toutes nos actions, c’est pourquoi nous serons avec la jeunesse, les associations et les ONG dans la rue vendredi prochain 24 mai. Il faut du monde pour réclamer justice sociale et urgence climatique ! » Cette déclaration de Philippe Martinez au 52e congrès de la CGT, à Dijon, la semaine dernière, engage la centrale et mènera différentes organisations CGT à rejoindre les cortèges de la deuxième journée de grève internationale pour le climat. À Paris, une délégation de l’URIF-CGT sera présente au départ de la manifestation qui partira de la place de l’Opéra à 13 heures. À l’heure de l’appel lancé par la jeune génération pour alerter sur un avenir sérieusement menacé par le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité mais aussi les inégalités croissantes, les régressions démocratiques, les replis identitaires, il s’agit de protester contre l’inaction des gouvernements et d’exiger des « adultes » qu’ils opèrent un changement de cap à la hauteur des enjeux de préservation de l’espèce humaine et de son écosystème.

Enjeux écologiques et enjeux de justice sociale

Or, « pour dégager toujours plus de cash, la finance exploite chaque jour davantage l’humain et la nature et remet en cause l’avenir même de l’humanité, dénonce l’UGICT CGT Alors qu’il y a urgence à adopter un autre modèle de développement et de répartition des richesses, Emmanuel Macron agit au service des lobbys, et remet en cause les normes sociales et environnementales existantes, qui sont pourtant déjà bien insuffisantes. » L’organisation CGT des ingénieurs, cadres et techniciens démontre la relation de cause à effet entre l’explosion des températures et celle des dividendes dans un tract intitulé Climat. Pourtant des pistes existent, comme ces propositions « pour assurer un avenir à nos enfants » telles que « produire et consommer autrement », « des droits pour une responsabilité sociale et environnementale », « investir dans les transports verts (ou non polluants) », « produire et consommer local », « l’économie circulaire pour une production durable », « créer un grand service public de l’énergie »…
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