Maroquinerie de luxe, salaire de misère
L’initiative est rare : les syndicats CGT des sous-traitants et des donneurs d’ordres de la maroquinerie de luxe rassemblés pour réclamer une augmentation d’au moins 200 euros pour les premiers et un meilleur partage des richesses pour tous.
Publié le 25 février 2019
L’initiative est rare : les syndicats CGT des sous-traitants et des donneurs d’ordres de la maroquinerie de luxe rassemblés pour réclamer une augmentation d’au moins 200 euros pour les premiers et un meilleur partage des richesses pour tous.
Après avoir tracté dans nombre d’usines, l’ensemble des syndicats CGT « des petites mains de la maroquinerie », peu habituées à s’exprimer sur leurs conditions de travail et leurs salaires, ont prévu d’envoyer une lettre ouverte aux donneurs d’ordres en février.
On pense en premier lieu à Louis Vuitton ou Hermès mais une myriade d’enseignes est concernée comme Auguste Thomas, Tolomei, MMD, SIS, etc. La filière rassemble près de 10 000 salariés au Smic, ou à peine au-dessus. « On y trouve peu de droits, peu de moyens, explique Maurad Rabhi, secrétaire général de la Fédération CGT textile, habillement, cuir et blanchisserie. Ce sont principalement des femmes, pour beaucoup responsables de familles monoparentales, qui essaient de joindre les deux bouts. » La fin de l’omerta ?
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