Mikis Theodorákis, un hymne à la liberté
Le grand compositeur grec Mikis Theodoràkis s’est éteint le 2 septembre à l’âge de 96 ans, considéré comme un héros national au point que son pays a décrété trois jours de deuil. Une longue vie consacrée à la création et à la résistance contre le nazisme, le régime des colonels ou la doxa libérale.
Publié le 3 septembre 2021
Le grand compositeur grec Mikis Theodorákis s’est éteint le 2 septembre à l’âge de 96 ans, considéré comme un héros national au point que son pays a décrété trois jours de deuil. Une longue vie consacrée à la création et à la résistance contre le nazisme, le régime des colonels ou la doxa libérale.
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« Un homme libre combat pour la liberté de son pays, pour sa patrie, (…) pour la liberté de composer et d’écrire parce qu’il n’existe pas un art pour l’esclave. L’art est seulement pour les hommes libres. » Il faut écouter les entretiens donnés par Mikis Theodoràkis en 2006 au micro de France Culture pour prendre la mesure de ses combats. À 17 ans, alors qu’il compose ses premières mélodies, il entre en résistance contre l’occupant nazi en rejoignant l’Organisation du Front national de Libération (Elas).
Après avoir été emprisonné et torturé, il suivra dans la clandestinité les cours au conservatoire d’Athènes en même temps qu’il lutte. Aux côtés du parti communiste grec, il se battra à la Libération durant la guerre civile qui fait rage entre 1945 et 1949 et sera de nouveau torturé. Déporté en 1948 sur l’île de Makronissos, il connaitra l’enfer et continuera à composer coûte que coûte. « La musique pour moi était quelque chose d’existentiel comme ma respiration », confiait-il. Il en ressortira à demi mort, victime de crises d’épilepsie dont il se débarrassera en créant ses premières grandes œuvres depuis une chambre parisienne à partir de 1954.
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