Au 36e jour de grève, nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites
Des centaines de milliers de manifestants ont de nouveau défilé dans tout le pays à l’appel de l’intersyndicale au 36è jour de grève, pour dire non au projet de réforme de retraite du gouvernement.
Publié le 9 janvier 2020
Grèves et manifestations se poursuivent pour dire non au projet de réforme des retraites du gouvernement et réclamer le maintien et l’amélioration de notre système solidaire par répartition. Des centaines de milliers de personnes ont participé aux défilés dans toute la France ce jeudi 9 janvier. Nouveau rendez-vous ce samedi 11 janvier.
« Retraite par points: tous perdants ! Retraite à 60 ans: tous gagnants ! Macron retire ton plan ». Au trente-sixième jour de grève pour le retrait de la réforme de retraite transformant un système solidaire en système à points et menant à la capitalisation, des centaines de milliers de personnes ont défilé à Paris et dans les rues de plus de 200 villes à travers tout le pays pour cette quatrième journée de manifestations interprofessionnelles à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFE, CGC, Solidaires, FSU, Unef, MNL, UNL).
Les salariés de nombre de secteurs et entreprises ont reconduit leur grève. Ainsi dans les raffineries, dans l’enseignement, dans la chimie, les musées, à Radio-France qui fait face en outre à la décision de 299 suppressions d’emploi, dans les hôpitaux qui poursuivent leur mouvement pour sauver l’hôpital depuis plusieurs mois, parmi les avocats, à la Sncf, à la Ratp, dans le commerce…
Dans la même veine, les secrétaires d’État Olivier Dussopt et Laurent Pietraszewski ont organisé également une réunion le 8 avec les syndicats de la fonction publique sur la pénibilité. La CGT, la CFE-CGC et la FSU ont claqué la porte, car le secrétaires d’État ont annoncé « la fin des catégories actives » permettant aux agents ayant un métier particulièrement pénible de partir en retraite pus tôt.
FO et Solidaires avaient décidé dès mardi de boycotter cette réunion. Pour Jean-Marc Canon, secrétaire général d l’UFSE-CGT, « Cette suppression va conduire des centaines de milliers d’agents à ne pas être reconnus dans la pénibilité ».
Déjà, en 2017, le gouvernement a supprimé quatre des dix critères de pénibilité: la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques.
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