Novasco : l’intersyndicale reçue à Bercy
Tandis que le Tribunal de commerce de Strasbourg doit rendre sa décision lundi 17 novembre 2025 sur les propositions des repreneurs potentiels, les représentants de l’intersyndicale de Novasco étaient reçus ce vendredi 13 novembre 2025 par Sébastien Martin, ministre de l’Industrie.
Publié le 14 novembre 2025
Tandis que le Tribunal de commerce de Strasbourg doit rendre sa décision lundi 17 novembre 2025 sur les propositions des repreneurs potentiels, les représentants de l’intersyndicale de Novasco étaient reçus ce jeudi 13 novembre 2025 par Sébastien Martin, ministre de l’Industrie.
Quelque 70 salariés du site d’Hagondange (57) avaient fait le déplacement à Paris ce 13 novembre devant Bercy afin de demander l’intervention de l’Etat La veille, seuls deux repreneurs potentiels avaient présenté des offres auprès du Tribunal de commerce de Strasbourg ; Europlasma et Metal Blanc. Dans l’un et l’autre cas des licenciements massifs sont envisagés, mais la proposition Metal Blanc, était jugée la plus probable car présentant de meilleures garanties bancaires. Ce scénario ne garderait qu’un seul des quatre sites, celui de Leffrinckoucke près de Dunkerque, tandis que Saint-Etienne, Custines et l’usine la plus importante, Hagondange, seraient placés en liquidation judiciaire. Du côté des salariés, c’est le coup de massue. Au sortir de l’entrevue à Bercy, Yann Amadoro, délégué syndical central CGT faisait part de son inquiétude. 500 des 760 emplois du groupe pourraient disparaître.
Le dossier Novasco avait déjà été abordé par Sophie Binet le 30 octobre 2025 lorsque la secrétaire générale de la CGT avait profité de sa rencontre avec Sébastien Martin pour l’alerter sur les quelque 444 plans de licenciement que recense le syndicat. Cette fois, le Ministre qui affiche la volonté « de garder le site d’Hagondange en préservant les outils et le site » n’a guère convaincu la délégation syndicale de sa capacité à enrayer ce désastre. Novasco avait été repris en 2024 par le fonds britannique Greybull Capital, qui avait promis d’y injecter 90 millions d’euros, tandis que l’Etat verserait 85 millions. En réalité, Greybull n’a apporté que 1,5 million d’euros. A ce stade, Bercy affiche seulement l’intention de faire pression pour que le fonds Greybull s’engage sur un financement de primes supralégales. Pas de quoi satisfaire les syndicalistes et la CGT qui revendiquaient une nationalisation.
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