Okaïdi : la CGT craint une externalisation ou une liquidation de la marque
Après IKKS, Camaïeu ou encore Pimkie, c’est un autre géant du prêt-à-porter français qui se trouve dans l’incertitude économique. Le groupe IDKIDS a annoncé mardi 27 janvier la demande de placement en redressement judiciaire pour plusieurs de ses marques comme Okaïdi, Obaïbi et Oxybul.
Publié le 29 janvier 2026
Le groupe de prêt-à-porter français IDKIDS a demandé le placement en redressement judiciaire de la majorité de ses marques de milieu de gamme, dont Okaïdi. En jeu : plus de cent emplois menacés, notamment par une concurrence acharnée et des choix stratégiques qui n’ont pas porté leurs fruits.
Après IKKS, Camaïeu ou encore Pimkie, c’est un autre géant du prêt-à-porter français qui se trouve dans l’incertitude économique. Le groupe IDKIDS a annoncé mardi 27 janvier la demande de placement en redressement judiciaire pour plusieurs de ses marques comme Okaïdi, Obaïbi et Oxybul.
Si le segment haut de gamme pour enfants Jacadi est épargné, après avoir réalisé le plus important chiffre d’affaires de son histoire, il n’en va pas de même pour la marque historique Okaïdi qui enregistre pourtant un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros dans le monde, dont plus de la moitié en France. Si la direction se montre confiante, à quelques jours de son audience devant le tribunal de commerce de Lille, la CGT, syndicat majoritaire sur la plateforme IDLOG ne partage pas cet optimisme. « La direction espère qu’on aura le redressement judiciaire, mais nous on craint la liquidation ou l’externalisation, commence Farida Khelifi, secrétaire du CSE et délégué syndicale CGT. S’ils ferment l’entrepôt, on parle de 124 emplois menacés, des personnes qui sont au SMIC, qui ont des crédits et qui peinent déjà à survivre », s’alarme-t-elle.
Malgré l’absence de communication de la direction jusqu’à la dernière minute, la nouvelle était attendue par la déléguée syndicale depuis décembre. Après le rachat de nombreuses marques ces dernières années, dans une stratégie d’expansion prolongée, les dettes se sont accumulées. « Ça fait des années qu’on coule, et on a fini par accumuler une dette de 160 millions d’euros », chiffre la déléguée syndicale. « Ils ont voulu s’étendre et s’étendre et accumuler les marques pour qu’au final, on en revienne au point de départ. Ça fait six mois qu’à chaque brief on nous donne des chiffres en négatif et que le volume de marchandise à traiter diminue » conclue Farida Khelifi. Une addition d’« erreurs stratégiques » du groupe selon la syndicaliste qui s’ajoute à un marché du prêt-à-porter devenu ultra-concurrentiel ces dernières années.
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