Pacte de Marrakech, un texte vide sur les causes des migrations
Signé le 10 décembre 2018, le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, dit pacte de Marrakech, a eu pour premier effet de réactiver le nationalisme et la xénophobie, notamment en Europe, allant même jusqu’à provoquer la rupture de la coalition gouvernementale alors au pouvoir en Belgique.
Publié le 19 juillet 2019
Signé le 10 décembre 2018, le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, dit pacte de Marrakech, a eu pour premier effet de réactiver le nationalisme et la xénophobie, notamment en Europe, allant même jusqu’à provoquer la rupture de la coalition gouvernementale alors au pouvoir en Belgique.
Ce pacte menacerait, selon les assertions des droites dures et des extrêmes droites, la souveraineté des pays, placée de facto sous la coupe des Nations unies, pour décider de leur politique migratoire. S’ensuivraient, selon ces mêmes fantasmes, des vagues de migrants venant troubler le mode de vie occidental. « Une instrumentalisation qui ne résiste pas à la lecture », s’insurge Patricia Téjas, responsable du collectif migrants de la CGT.
Premier constat, le pacte de Marrakech n’a rien de contraignant. Il est d’ordre symbolique et constitue, selon le jargon onusien, un « soft law » (droit mou) qui recense une série de grands principes. C’est pourquoi la France peut le signer et conserver – en même temps – dans sa législation nationale un durcissement des politiques migratoires qui perdure, en 2018, avec la loi sur « l’asile et l’immigration ».
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