Polluants éternels : une imbuvable histoire d’eaux
Après le scandale de la pollution des eaux en bouteille, une récente enquête conjointe réalisée par l’UFC-Que Choisir et l'ONG Générations futures a révélé la présence massive de polluants éternels (PFAS-TFA) dans 96% des échantillons d'eau du robinet prélevés dans 30 communes françaises. La CGT vient quant à elle le lancer le collectif Anti-PFAS.
Publié le 3 février 2025
Après le scandale de la pollution des eaux en bouteille, une récente enquête conjointe réalisée par l’UFC-Que Choisir et l’ONG Générations futures a révélé la présence massive de polluants éternels (PFAS-TFA) dans 96% des échantillons d’eau du robinet prélevés dans 30 communes françaises. La CGT vient quant à elle le lancer le collectif Anti-PFAS.
C’est le plus petit dénominateur commun de la famille des PFAS. Mais aussi le plus indestructible des polluants éternels. Ce TFA (Trifluoroacétique) est si minuscule qu’il n’est pas encore répertorié au tableau des 4700 molécules des PFAS (Les per-et polyfluoroalkylées) réglementées par l’Union Européenne. « Pour le détecter, il faut le rechercher spécifiquement », souligne Nicolas Thierry, député Ecologistes de Gironde. Dans leur enquête conjointe menée « à la source du robinet » et révélée au public le 23 janvier, l’UFC-Que Choisir et l’ONG « Générations futures » en ont relevé la présence en quantité massive, soit largement supérieure aux 100 nanogrammes/litre (norme actuelle de référence pour 20 PFAS répertoriés par l’UE) dans 24 des 30 communes visées par l’enquête. Championnes de ce podium, les villes de Moussac (Gard) avec 13.000 ng/l de TFA ; suivie de Paris avec 6.200 ng/l et de Bruxerolles (Vienne) avec 2.600 ng/l.
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