Mais dans le même temps, cette réforme pose les bases d’un désengagement des entreprises sans précédent en réduisant leurs obligations de financement de près de 30%. «Un droit virtuel à la formation», résume dans son éditorial, Laurent Milet, rédacteur en chef de la Revue pratique de droit social (RPDS), dont le n°833/834 est entièrement dédié au sujet.
«Maxi-ambitions, mini-moyens», titrait le dossier central de la NVO de janvier 2015, consacré à ce sujet.
Consciente des enjeux en présence, offensive pour se saisir de dispositifs intéressants tant pour le parcours des salariés que pour les entreprises, la CGT avait réuni plus de 300 militants lors des assises de la formation professionnelle en décembre 2015. Pierre Strasser, ancien enseignant et ancien directeur de l’institut du travail de l’université de Strasbourg, avait alors décortiqué les différents aspects de la mise en place de cette réforme. Son déroulé pédagogique dément l’idée que la formation professionnelle est un sujet compliqué. En voici la preuve.
Réforme de la formation professionnelle
Ce 1er janvier 2015, la donne de la formation professionnelle a changé avec l'entrée en vigueur du CPF (compte personnel de formation) et du conseil en évolution professionnelle, deux des dispositifs phares de la loi du 5 mars 2014.
Publié le 3 février 2015, modifié le 16 avril 2026
Ce 1er janvier 2015, la donne de la formation professionnelle a changé avec l’entrée en vigueur du CPF (compte personnel de formation) et du conseil en évolution professionnelle, deux des dispositifs phares de la loi du 5 mars 2014.
Ce 1er janvier 2015, la donne de la formation professionnelle a changé. Le compte personnel de formation (CPF) et le conseil en évolution professionnelle viennent d’entrer en vigueur. Ce sont les deux dispositifs phares de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale qui acte la réforme de la formation professionnelle. Fruit de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 14 décembre 2013 que la CGT a refusé de signer (tout comme la CGPME, côté employeurs), la réforme prétend «orienter les financements vers les salariés qui en ont le plus besoin (bas niveaux de qualification, demandeurs d’emploi, salariés des TPE), obliger les entreprises à former plutôt qu’à payer, et donner plus de place au dialogue social et à l’initiative du salarié pour construire les parcours de formation».
Mais dans le même temps, cette réforme pose les bases d’un désengagement des entreprises sans précédent en réduisant leurs obligations de financement de près de 30%. «Un droit virtuel à la formation», résume dans son éditorial, Laurent Milet, rédacteur en chef de la Revue pratique de droit social (RPDS), dont le n°833/834 est entièrement dédié au sujet.
«Maxi-ambitions, mini-moyens», titrait le dossier central de la NVO de janvier 2015, consacré à ce sujet.
Consciente des enjeux en présence, offensive pour se saisir de dispositifs intéressants tant pour le parcours des salariés que pour les entreprises, la CGT avait réuni plus de 300 militants lors des assises de la formation professionnelle en décembre 2015. Pierre Strasser, ancien enseignant et ancien directeur de l’institut du travail de l’université de Strasbourg, avait alors décortiqué les différents aspects de la mise en place de cette réforme. Son déroulé pédagogique dément l’idée que la formation professionnelle est un sujet compliqué. En voici la preuve.
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