Elisabeth Tiberghien, présidente de Deuxième marche, explique le rôle de l’association.
Elle a ainsi géré des boîtes aux lettres pour que chacun ait une adresse, organisé de courts stages de remotivation pour aider à reprendre le chemin de l’emploi, et aujourd’hui, imaginé de demander à ces personnes exclues de prendre en photo la vie de la rue.
Espoir d’un soir@Stéphane Baratay
Treize sans-abri ont joué le jeu, se sont vu confier un appareil photo et ont rapporté plus de 1500 clichés qui ont été départagés par un vote public via le site wipplay. L’exposition a d’abord été accueillie par une galerie amie et est désormais présentée jusqu’au 19 mars sur les grilles de l’Hôtel de ville de Paris. Ce projet, outre qu’il révèle de véritables regards esthétiques, nous rappelle aussi notre commune humanité avec des hommes et femmes dont l’œil est poétique, ironique, mélancolique, tendre ou triste.
Mais l’exposition, si elle témoigne que la photographie peut être un outil de réinsertion, n’est évidemment pas une fin en soi. La vente des tirages photo sur le site de l’association : deuxiememarche.org/exposition-prises-de-rue est aussi un moyen de lever des fonds au bénéfice de l’accès au logement des sans-abri pour lesquels Deuxième Marche se démène.
Individuels, entreprises et CE, pourront ainsi pour un prix raisonnable acquérir un tirage original en participant à une belle cause. Une idée solidaire pour habiller un espace de travail un peu impersonnel.