Sanofi en chiffres
- 1ère entreprise de l’industrie pharmaceutique en France
- 28 000 collaborateurs (1/4 des effectifs mondiaux)
- 1/3 des emplois de l’industrie pharmaceutique française
- 49 sites répartis sur l’ensemble du territoire : recherche et développement (9 sites dont celui de Toulouse); production (26 sites); distribution (4 sites); services commerciaux et administratifs (10 sites)
La direction justifie cette restructuration par l’expiration de nombreux brevets tombant dans le domaine public et les plans d’économie gouvernementaux pénaliseraient le groupe pharmaceutique. Chris Viehbacher, directeur général du groupe, estime qu’ « il n’y avait pas de plan B. » et affirme la nécessité de faire l’économie de 2 milliards d’économie d’ici à 2015 pour la bonne santé du groupe. L’opération est appelée : « Transforming 2015 ». Pour les syndicats, ce plan est une opération financière visant à dégager plus de dividendes pour les actionnaires. Il faut dire que l’industrie pharmaceutique est l’une des plus lucratives… Pour les chercheurs en lutte, Sanofi a vendu son âme car elle n’assure plus son rôle de service aux populations. Une mission ministérielle a été mise en place par le gouvernement pour analyser la situation et veiller à ce que les bonnes décisions soient prises. Mais les syndicats de Toulouse restent sceptiques voir méfiants pour la CGT. Les Sanofi sont en intersyndicale. Tous demandent la mise en place de réunions tripartites entre la direction du groupe, l’état et les syndicats. En mars dernier, première victoire pour les salariés en lutte: la Cour d’appel de Paris demande à la direction de clarifier ses intentions. Pour elle, le plan de restructuration de Sanofi est un plan social qui avance masqué, sous couvert de départs volontaires. La mobilisation des salariés est devenue populaire. La révolte des blouses blanches fait les gros titres des journaux grâce à leur célèbre haka, cette danse de lutte destinée à impressionner la direction et resserer les rangs des manifestants.