Toujours en grève depuis le 6 septembre, les travailleurs sans papiers maliens du chantier du 47 avenue de Breteuil continuent d’occuper le site. Ils revendiquent la fin de l’exploitation, et la régularisation de leur situation.
C’est hier, le 14 septembre, que se tenait un bien curieux procès en référé au TGI de Paris (verdict le 20 septembre). Sur le banc des accusés, deux travailleurs sans papiers maliens du chantier Breteuil-Ségur (Paris, VIIe).
À les assigner en justice, le maître d’ouvrage du chantier Covea, qui n’est rien d’autre qu’un groupement de trois assureurs mutualistes de premier plan, GMF, MAAF et MMA, lequel demande l’expulsion de ces deux employés grévistes de l’immeuble dont il est propriétaire.
« Une assignation incompréhensible et contradictoire : d’une part, parce qu’elle cible l’évacuation de seulement deux des 25 grévistes occupant le chantier ; d’autre part, parce que Covea assure n’avoir aucun lien avec ces salariés, employés par un sous-traitant, MT-BAT-Immeubles pour le compte du donneur d’ordre du chantier, la société Capron », analyse Marilyne Poulain, responsable de ce dossier à la CGT de Paris.
Covea tenterait-elle de se défausser de sa responsabilité sociale ? « Car c’est bien au maître d’ouvrage qu’incombe la responsabilité du plan de prévention des risques sécurité, ainsi que celle de s’assurer du respect de ces règles par les sociétés qu’il embauche », poursuit Marilyne Poulain.
Idem s’agissant du donneur d’ordre, la société Capron, à qui incombe la responsabilité de s’assurer que son sous-traitant ne recourt pas au travail dissimulé.
Sans-papiers, danger assuré
Toujours en grève depuis le 6 septembre, les travailleurs sans papiers maliens du chantier du 47 avenue de Breteuil continuent d’occuper le site. Ils revendiquent la fin de l’exploitation, et la régularisation de leur situation.
Publié le 16 septembre 2016
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