Il s’était engagé à maintenir les effectifs durant trois ans. Mais Patrick Drahi entend désormais supprimer environ 5 000 emplois, soit environ un tiers des effectifs, après juillet 2017. La promesse de procéder sans licenciement laisse sceptique.
La direction du groupe de télécommunications a annoncé la mauvaise nouvelle à l’occasion d’une réunion sur le projet de réorganisation des points de distribution (boutiques et fonctions support des boutiques).
L’annonce provoque évidemment une forte émotion parmi les salariés de l’opérateur, mais elle n’est pas vraiment une surprise car depuis la prise de contrôle du groupe, SFR a engagé de nombreuses mesures d’économies pour 13 milliards d’euros, dont les conséquences ont été dénoncées par les syndicats, lesquels parlent d’une forte dégradation des conditions de travail aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.
«On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans, donc il reste encore un an [accord conclu lors du rachat de SFR par Numericable, NDLR]. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an », avait déclaré avec un certain cynisme l’actionnaire principal en juin dernier. « C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne. On fait comment? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif. »
SFR sabre un emploi sur trois
Il s'était engagé à maintenir les effectifs durant trois ans. Mais Patrick Drahi entend désormais supprimer environ 5 000 emplois, soit environ un tiers des effectifs, après juillet 2017. La promesse de procéder sans licenciement laisse sceptique.
Publié le 4 août 2016
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