"Il faut bien mourir de quelque chose" : accidents, harcèlement... quand l'apprentissage se transforme en cauchemar
Malgré une baisse des aides financières aux entreprises, le macronisme se gargarise toujours de l’explosion du nombre d’apprentis, passé de 439 000 en 2017 à plus de 800 000 aujourd’hui. Plébiscité par des employeurs, qui y voient toujours une manne d'argent public, l’apprentissage fait moins l’unanimité parmi les premiers concernés. Un apprenti sur quatre rompt prématurément son contrat. Dans l’hôtellerie-restauration, le taux d’abandon atteint 55% ; 44% au sein des industries agroalimentaires, dans la coiffure et les soins de beauté. Moins marqué dans les grandes structures, le risque de rupture « pourrait pour partie tenir aux conditions de travail spécifiques à certains secteurs (pénibilité, horaires atypiques, par exemple) et aux petites entreprises (non-compensation des heures supplémentaires, notamment) », souligne la Dares, le service statistique du ministère du travail.
Par Rédaction NVO
13 février 2026