Syndicats, Podemos: le conflit de générations

Sortir de la crise, mais pas comme ça. C'est le slogan des Comisiones Obreras, le principal syndicat espagnol.

Par Fekher Turki
Par Fekher Turki
Publié le 4 mai 2015
espagne
AFP / Javier Soriano
Sortir de la crise, oui, mais pas comme ça. C’est le cri de ralliement des Comisiones Obreras (Commissions ouvrières), le premier syndicat espagnol en nombre d’adhérents, dans un pays gouverné par la droite du Parti populaire de Mariano Rajoy depuis fin 2011.
Pas de surprise dans ce pays ravagé par la crise économique et le chômage, ce sont les questions de la lutte contre l’austérité et de la bataille pour l’emploi qui ont rassemblé, ce 1er mai, les manifestants dans les rues espagnoles. Près de 80 cortèges sont organisés, comme chaque année, un peu partout en Espagne, par une intersyndicale entre les commissions ouvrières et l’UGT. Mais le fait marquant de ces derniers mois, en Espagne, c’est l’ascension de mouvements citoyens issus des Indignados, qui ont investi la scène politique et sociale, damant parfois même le pion aux organisations syndicales traditionnelles en mal d’élan, notamment chez les jeunes. Forts de leur succès électoral en mars dernier, les Podemos, ce parti antilibéral proche du Syriza grec, se retrouvent parfois en concurrence avec les syndicats traditionnels. Mais en ce jour de fête des travailleurs, anciens et
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