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Cernées par les sept collines qui entourent Saint-Étienne, le bâtiment des archives départementales de la Loire, situé en bordure de la ville, au milieu des anciennes usines d’aciéries et de métallurgie, étonne par sa façade rectangulaire et moderne. En cette veille de week-end, le public s’y fait rare à l’exception d’une petite salle, privatisée par un petit groupe. Silencieuses et concentrées, quatre personnes épluchent des centaines de dossiers aux papiers jaunis par le temps. « Nous faisons partie de l’association des amis du musée de la mine de Saint-Etienne », explique Pascal Jacquemond, 61 ans, employé dans le bâtiment.   Depuis novembre 2025, l’équipée se réunit tous les vendredis aux archives départementales. L’objectif : identifier l’ensemble des mineurs morts au XXe siècle dans les centaines de mines du bassin de la Loire. « Il y a quelques années, l’association de généalogie de la Loire a mené un premier travail de recensement, en publiant un ouvrage qui répertorie les 3000 mineurs décédés au XIXe siècle dans le bassin stéphanois », relate Pascal Jacquemond, également membre de l’association de généalogie de la Loire. « Il nous manquait la partie consacrée au XXe. C’est de là qu’est née l'idée d’un mémorial », ajoute-t-il. Grâce au travail des archives, l’association prévoit de créer un mémorial virtuel qui rendrait hommage aux mineurs disparus aux XIX et XXe dans le bassin minier stéphanois. Le site internet sera accessible au public via un QR code positionné à l’entrée du musée de la mine et dans d’autres lieux publics qui restent encore à définir.