Industrie : la grande évasion finale
La décision de fermer deux usines - Cholet et Vannes - annoncée fin 2024 par l’emblématique groupe Michelin aura eu l’effet d’un mini séisme. Mais, par-delà les plans sociaux qui s’enchaînent dans la filière chimie et les destructions d’emploi que d’éminents sondeurs s’attachent à calculer, c’est toute l’industrie française qui menace de s’effondrer, d’un coup, courant 2025. En entraînant dans sa chute l’entièreté de notre écosystème économique et de notre appareil productif. Subir ou agir ? La FNIC CGT a tranché. Elle appelle à la grève le 22 janvier et à la manifestation, devant le ministère de l’Économie à Bercy (Paris 12) pour refuser la défaite programmée, les plans antisociaux qui s’en suivront et montrer qu’en se redressant, le monde du travail n’a pas dit son dernier mot. Explications, analyses et éclairages avec Serge Allegre, secrétaire général de la Fédération nationale des industries de la chimie (FNIC-CGT).
Par François Bourlier
20 janvier 2025